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30 mai 2016

 

Psychologies Magazine - juin 2016

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Voyage autour de la sieste :
Les lieux dédiés à cette parenthèse réparatrice se multiplient. Ces espaces pour faire la sieste sans forcément dormir embarquent même les plus réticents dans une pause déstressante et déculpabilisante.

 

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L’article :

Voyage autour de la sieste

Les lieux dédiés à cette parenthèse réparatrice se multiplient. Ces espaces pour faire la sieste sans forcément dormir embarquent même les plus réticents dans une pause déstressante et décupabilisante.

La tête dodeline, les yeux clignent et une torpeur contre laquelle il devient impossible de lutter nous envahit… L’appel de la sieste est un bonheur pour les uns, un cauchemar pour les autres. Elle a le parfum de l’herbe coupée, la texture d’une botte de foin ou la lumière zébrée d’une pinède. Et le goût du souvenir parfois amer de l’enfance obéissante, souvent délicieux de vacances paresseuses. « J’ai vécu en Grèce, où la chaleur la rend obligatoire, et en Chine, où elle est ancrée dans les mœurs après la cantine d’entreprise », évoque Christophe Chanhsavang, fondateur en 2011 de Zen, premier bar à sieste français. Les Parisiens y viennent s’assoupir dans un hamac, se faire masser le dos par les pierres de jade du lit shiatsu, ou s’asseoir dans le «fauteuil apesanteur » qui décontracte les trapèzes. La mise en condition du corps présage le décrochage de l’esprit. Un casque antibruit, des lunettes de chromathérapie et des effluves d’huiles essentielles encouragent l’escapade vers les bras de Morphée.

A quand le sieste « truck » ?

Faire la sieste comme on irait au spa ou prendre un verre : c’est le stratagème déculpabilisant qu’offrent ces lieux aujourd’hui plus nombreux dédiés à la pause dodo entre midi et deux. Dans la capitale, les containers Zzzz ont pris racine sur les berges de la Seine. Roupillon ou lecture, peu importe le prétexte. Plus besoin de profiter d’une séance d’acupuncture ou de s’enfermer dans sa voiture pour piquer du nez. A quand le sieste truck, inventé aux Etats-Unis par l’entreprise de matelas Casper, équipé d’une cabine avec lit et téléphone rouge pour écouter une histoire ?

« Chez moi, je pense au linge à repasser ou au téléphone qui pourrait sonner » raconte Stéphanie, 40 ans, qui avait l’impression de perdre son temps à essayer de dormir. Depuis la naissance de son fils, elle a coutume de « partir ailleurs » au propre comme au figuré. « Je cherchais un lieu pour récupérer de mes troubles du sommeil. J’ai testé la sieste en musique, mais je décomptais le temps restant, sur la base de 3 minutes par morceau. Seule la sophrologie m’embarque. » « Présenter la sieste sous forme de travail (sur soi et sur son corps) aide les actifs récalcitrants à lâcher prise », note Cécile Henry, sophrologue, fondatrice de My Cup of Time à Lyon. «Attention à ne pas confondre sieste et relaxation », recadre Sylvie Royant-Parola, psychiatre spécialiste des troubles du sommeil. « La sieste est un temps de sommeil, et ses bienfaits contre le risque de maladie cardio-vasculaire ont été scientifiquement mesurés. » Elle favorise aussi la concentration, les apprentissages, la mémoire et la créativité. Dormir dix minutes suffit. Mais pousser la porte d’un marchand de sable et se contenter de fermer les yeux vingt minutes, c’est déjà s’offrir un repos réparateur, et entrer dans un rapport au monde moins stressant.

A Lyon, assis, les yeux ouverts

Au cœur du quartier d’affaires de la Part-Dieu, My Cup of Time, lieu aménagé par la sophrologue Cécile Henry, reste volontairement sobre. Assis sur une chaise, dans la salle de sieste guidée collective, on écoute sa voix, on se connecte à sa respiration et à ses sens, et on laisse venir à son esprit un paysage agréable. Revenir à la réalité après vingt minutes dans un état modifié de conscience laisse la sensation d’avoir profondément dormi.

Pour qui : les récalcitrants de la sieste qui veulent apprendre à se détendre

A prévoir : trente minutes pour émerger, et 10€

Rens : mycupoftime.com